Hurluberlu

Des paroles et des mots qui m'inspirent, qui me parlent et que j'aime...

02 novembre 2009

L'ombre

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L'ombre c'est du bleu et du vert
le commencement du mystère

du feuillage l'ombre est le revers
l'autre côté de la lumière.

L'ombre c'est du bleu et du vert
c'est ce qui vit sous la paupière
c'est tout ce qui n'est pas clair
qu'on est obligé de taire.

L'ombre c'est ce qui est derrière

inaccessible à la lumière.

Romain Goldron
Soleil Secret

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29 octobre 2009


La fleur éblouit
Le champ d'herbes sauvages
Ce n'est pas la fleur que l'on cueille
C'est un regard que l'on emporte


Albert Skira
rien pour rien

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26 octobre 2009

Azur...

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Azur, azur qui ne varies,
Double azur que porte Marie;

Double azur calme, chemins bleus,
Azur profond qui mène à Dieu;

Azur suprême qui rassures,
Grand azur où l'été fulgure;

Azur du lac, azur des grêves,
Refuge où tout malheur s'achève;

Azur, protège, aime et reçois
Tout mon coeur qui se donne à toi !

Henry Spiess
Chambre haute

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11 octobre 2009

La Rose

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Tout le monde te surnomme la Rose,
O toi, grande dame de la nature
Ne préfères-tu pas la verdure
A la table où l'on te pose ?

Au coeur des tes pétales dorés
Dis-moi, la Rose, qu'enfermes-tu ?
La joie, l'amour, la clarté
Ou simplement la beauté ?

Quand je te regarde, toi la Rose,
En moi se passe quelque chose
Je ne saurais dire quoi, ni pour qui
Lorsque je te vois je revis...

Tu as su adopter mon coeur,
Blessé de nombreuses douleurs,
De toi je me suis fait aimer
Et ne désir plus te quitter.

Un jour pourrais-tu me confier
Le secret de ta beauté
Afin que je puisse respirer
Au lieu d'être enfermée ?

Réjane Emmenegger
Qui est la vie ?

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13 septembre 2009

Instants

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Un courant, très lent, d'eau captive,
où le ciel flotte à la dérive,
gris, paisible, strié de bleu,
courant tranquille où, d'heure en heure,
le ciel expire peu à peu...

Une complainte intérieure
et qui chante en rimes mineures,
selon le paysage flou,
complainte perceptible à peine
et s'en venant on ne sait d'où...

Un reste de clarté qui traîne
au flanc des collines lointaines,
sur la neige, sur la forêt,
clarté suprême et moribonde,
qui recule, qui disparaît...

Une lueur, étroite et blonde,
qui s'allume et tremble dans l'onde...
Et, soudain, je sens en mon coeur,
naître, grandir, la paix profonde,
et qui surpasse le bonheur.

Henry Spiess
Attendre

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