Hurluberlu

Des paroles et des mots qui m'inspirent, qui me parlent et que j'aime...

29 avril 2009


Continue d'avancer. Ne t'attarde pas. Marcher de l'avant, c'est aller vers la perfection.

Avance, sans craindre les épines ou les pierres aiguisées sur le sentier de la Vie.

Khalil Gibran
La voix de l'éternelle sagesse

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07 septembre 2008

ioannis

La vie est ténèbres, si elle n'est pas animée par un élan.
Et tout élan est aveugle, s'il n'est pas guidé par le savoir.
Et tout savoir est vain, s'il n'est pas accompagné de labeur.
Et tout labeur est futile, s'il n'est pas accompli avec amour.
Et lorsque vous travaillez avec amour, vous resserrez vos liens avec vous-même,
avec autrui et avec Dieu.

Khalil Gibran
Le Prophète

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29 avril 2008

distance
Photo: Reno

Ignores-tu qu'il n'y a pas de distance hormis celle que l'âme n'arrive pas à franchir en imagination? Et quand l'âme abolit la distance, une harmonie se crée en elle.
La distance entre vous et vos plus proches voisins, si vous ne les aimez pas, est plus grande que celle qui vous sépare de votre bien-aimé qui demeure au-delà des sept terres et des sept mers.
Dans le souvenir, la distance est abolie, c'est dans l'oubli seulement que se creuse un gouffre infranchissable pour votre voix et vos yeux.

Khalil Gibran
Le jardin du prophète

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28 mars 2008

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Photo: Jef Van den Houte

Je regardai son petit visage pâle et vis ses yeux cernés par les ombres de la misère et de la pauvreté, sa bouche entrouverte, telle une blessure profonde dans une poitrine douloureuse, ses bras nus et maigres, sa petite taille frêle et courbée par le plateau de fleurs, telle une tige de rose jaune fanée entre les herbes éclatantes. J'observai toutes ces choses en un clin d'oeil, montrant mon apitoiement par des sourires plus amers que des larmes, ces sourires qui se fendent dans le tréfonds de nos coeurs et apparaissent sur nos lèvres, et qui, si nous les avions laissé faire, se seraient déversés de nos yeux. Puis, je lui achetai quelques fleurs pour lui acheter une conversation, car je sentais que derrière ses regards tristes se trouvait un petit coeur qui recelait un chapitre de la tragédie des pauvres; tragédie dont la représentation est permanente sur la scène des jours et que peu de gens s'intéressent à voir car elle est douloureuse. Quand je lui dis des mots gentils, il devint confiant et sociable et me regarda avec étonnement, car, à l'instar de ses congénères, les pauvres, il n'était habitué qu'aux paroles brutales de ceux qui regardent les garçons des ruelles comme des choses abjectes et inintéressantes et non comme de petites âmes blessées par les flèches du destin.

Khalil Gibran
Les nymphes des vallées

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17 mars 2008

lettre
Photo: Vladimir Jovanovic

Il est minuit, et jusqu'à présent je n'ai pas écrit sur le papier le mot que mes lèvres prononcent, parfois dans un murmure et d'autres fois à voix haute. Je place ce mot que je souhaite prononcer au coeur même du silence, car le silence protège tout ce que nous disons avec affection, ferveur et foi. Et le silence, May, emporte nos prières où nous voulons, ou bien les élève jusqu'à Dieu.
Je vais me coucher maintenant et dormir longtemps cette nuit. Je vous dirai dans mes rêves ce que je n'ai pas exprimé sur le papier. Bonne nuit, May. Que Dieu vous protège.

Khalil Gibran
Lettres d'amour

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04 mars 2008

La poésie est une affaire de joie,
de peine et d'émerveillement,

avec une touche de dictionnaire.

Khalil Gibran
Le sable et l'écume

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27 janvier 2008

Espoir

Au coeur de chaque hiver, palpite un printemps, et derrière le voile de chaque nuit se trouve un matin radieux. Ainsi mon désespoir s'est-il transformé en une forme d'espoir.

Khalil Gibran
Lettres d'amour

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09 janvier 2008

Méditation

Si vous pouviez maintenir votre coeur émerveillé devant les miracles quotidiens de votre vie,
Votre douleur vous paraîtrait aussi merveilleuse que votre joie;
Et vous accepteriez les saisons qui animent votre coeur, comme vous avez de tout temps accepté les quatres saisons qui traversent vos champs.

Khalil Gibran
Le Prophète

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08 décembre 2007

La Vie

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Photo: Reno

La Vie est plus ancienne que toute chose vivante, tout comme la beauté resplendissait avant que naissent sur terre des choses belles, et la vérité était vérité avant d'être exprimée.
La Vie chante dans nos silences, et les rêves dans notre sommeil. Même lorsque nous sommes défaits et accablés, la Vie triomphe. Lorsque nous pleurons, la Vie sourit au jour, et elle reste libre quand nous traînons nos chaînes.
Bien souvent, nous trouvons la Vie amère, mais seulement parce que nous sommes nous-mêmes assombris par l'amertume; nous la jugeons vide et vaine, mais seulement dans les moments où l'âme s'en va errante, en des lieux désolés, et lorsque le coeur est enivré par un moi trop envahissant.
Profonde est la Vie, et sublime et lointaine. Votre vue la plus perçante ne peut en apercevoir que les pieds, mais elle est proche de nous. Et si le souffle de votre haleine n'atteint que son coeur, cependant, l'ombre de votre ombre passe sur son visage, et l'écho de votre plus faible appel fait naître dans sa poitrine un printemps et un automne.
La Vie est voilée, cachée même, comme est voilé et caché votre moi le plus intime. Mais quand la Vie se met à parler, tous les vents deviennent paroles, et quand elle parle davantage, le sourire de vos lèvres et les larmes de vos yeux deviennent eux aussi paroles. Quand la Vie chante, les sourds entendent et deviennent attentifs; quand elle s'approche doucement, les aveugles la voient et la suivent, frappés de stupeur et d'admiration.

Khalil Gibran
Le jardin du prophète

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22 novembre 2007

La musique

musique
Photo: Kirikou

Par mon oreille,  je voyais la beauté des sentiments de ma bien-aimée qui me détournaient de l'essence même de son discours; les joyaux de ses sentiments prenaient corps en une musique, celle de la voix de l'âme.
La musique est en effet le langage des âmes, et les mélodies sont des brises suaves qui font vibrer les cordes du cœur. Elle est ces subtils doigts qui frappent a la porte des sens et réveillent la mémoire qui exhume alors des événements forts de son passé que les nuits avaient ensevelis.
Elle est ces subtiles mélodies qui, si elles sont tristes, rappellent, a fleur de mémoire, des souvenirs d'instants tragiques, ou, si elles sont joyeuses, des souvenirs de moments de sérénité et de réjouissance.
C'est un ensemble de sons mélancoliques que tu entends et qui te retient pour remplir ta poitrine de tourments et te montrer le spectre de la misère.
C'est une composition de mélodies joyeuses que tu perçois et qui te vont droit au cœur pour danser gaiement et avec égarement.
C'est la vibration d'une corde qui pénètre tes oreilles, portée par les ondes de l'éther pour ressortir de tes yeux en une larme ardente provoquée par le tourment de l'éloignement d'un être aimé ou par de douloureuses morsures du destin. Il se peut également qu'elle ressorte d'entre tes lèvres en un sourire qui est, en vérité, l'insigne du bonheur et du bien-être.
La musique est un corps fait de dernier soupir, dont l'âme est faite de souffle et l'esprit est fait de cœur.

Khalil Gibran
La musique


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