03 mai 2008

Justement parce qu'il n'y a rien, apparemment rien, bonheur ce matin dans la rue dite du Village. Soleil à peine voilé. La petite rue en question menant à cette place solitaire, elle aussi, où se trouve la non moins petite fontaine dont le murmure, précisément parce que tout est silence autour et désert, prend une importance considérable. Je veux dire: suscitant par sa ténuité même - et sa constance - comme un écho fertile en nous. En ce qu'il nous ouvre toujours à d'infinies profondeurs. On sent, par exemple, avec force et douceur, qu'il y a une secrète correspondance entre l'eau, sa présence, son murmure et ce qu'il y a de plus secret en nous.

Georges Haldas
Fragments d'une graine

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